Quand Pierre-Henry a commencé ses recherches, il savait qu’il fallait qu’il associe des fibres textiles et des fibres non textiles. L’architecture et la façon de construire le tissu étaient trouvées, restait maintenant à tester les différentes fibres non textiles pour trouver la plus résistante et celle qui n’aurait aucun défaut sur le long terme.
Le motard a ainsi testé le carbone et le Kevlar®, il aurait pu même intégrer à son tissu de la céramique et pourquoi pas du diamant. Eh oui, la grande force de l’ARMALITH c’est qu’il s’agit d’un tissu composite !
Finalement, Pierre-Henry a choisi l’UHMWPE, aussi appelé Polyéthylène à Ultra Haut Poids Moléculaire.
Ce choix, il le doit à deux grandes qualités : la ténacité et la résistance aux UV. Et, pour comprendre à quel point l’UHMWPE était génial, il fallait le comparer, au Kevlar® notamment.
Pour élaborer un tissu composite ultra résistant, plusieurs matériaux ont donc été testés. Le Kevlar, ce super polyamide inventé dans les années 1960, avait toutes ses chances avec sa ténacité 6 fois plus élevée que l’acier. Les forces spéciales ont d’ailleurs longtemps utilisé des protections en Kevlar®.
Au fil des années, le Kevlar® a cependant montré quelques faiblesses et notamment une perte de performance accrue dès lors que la fibre était exposée aux rayons du soleil. D’ailleurs, on remarquait que plus la fibre évoluait et se s’affinait, plus elle était sensible aux UV.
Pour comprendre cette sensibilité, il faut évoquer ce que l’on appelle la reprise d’humidité. Le phénomène de sensibilité aux UV est accentué par le taux de reprise d’humidité d’une fibre. Une fibre de haute résistance comme le Kevlar® a tendance à absorber l’humidité : dans un environnement extérieur, on peut dire alors qu’il atteint le taux d’humidité naturellement présent dans l’air soit en moyenne 50%…. Le problème, c’est que l’eau abîme les fibres : dès lors, que les rayons UV pénètrent dans les fibres, il s’ensuit une réaction chimique qui casse les longues chaînes de carbone qui constituent pourtant l’apanage des fibres hautes performances, c’est l’oxydation. En conséquence, le Kevlar®, lorsqu’il est mal conservé (à l’air libre), perd irrémédiablement ses propriétés mécaniques.
Ce que l’on constate également, en particulier si on fait de la moto, c’est que le Kevlar® a tendance à se gorger d’eau, surtout en été lorsque l’on transpire. De plus, la peau ne peut pas être au contact direct du Kevlar®, la fibre est trop inconfortable et peut être responsable d’allergies. Dès lors, lorsque l’on crée un vêtement ainsi, on le fait systématiquement sous forme de doublure : on obtient donc du volume et, naturellement, davantage d’inconfort qu’avec une unique couche de tissu.
Vous l’avez compris, si Pierre-Henry a choisi l’UHMWPE c’est parce que cette fibre haute résistance évacue les problèmes liés aux UV et à l’ humidité. Les comparatifs le prouvent.
Lorsque l’on expose l’UHMWPE aux UV durant 48 heures lors d’un test normalisé, la fibre perd seulement 5% de sa ténacité, là où le Kevlar va en perdre 25%. Et la cerise sur le gâteau, c’est qu’une fois ces 5% perdus, la fibre ne bougera plus, elle restera toujours aussi résistante, exposition après exposition. L’UHMWPE a un taux de reprise d’humidité de 0%, elle peut donc être exposée au soleil et à l’humidité sans jamais faiblir. Cette qualité absolument unique permet à cette fibre d’empêcher tout développement microbien en son sein ce qui explique son utilisation dans le corps humain en tendinoplastie.
En cela, l’ARMALITH est un tissu composite durable : il ne perd pas ses propriétés et maintient ses performances malgré les expositions aux UV, les cycles de lavage ménagers et la transpiration qu’elle soit acide ou alcaline.